Dans un communiqué adressé aux autorités ivoiriennes, les avocats de Guillaume Soro ont exigé le respect de la décision de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) qui a appelé à la suspension du mandat d’arrêt délivré contre l’ancien président de l’assemblée nationale attendu dans un procès, mardi 28 avril 2020 au tribunal correctionnel d’Abidjan.
En exil en France depuis décembre 2019, Guillaume Soro est attendu au tribunal correctionnel d’Abidjan demain mardi 28 avril 2020 où il doit être jugé par la justice ivoirienne. Sous le coup d’un mandat d’arrêt dont la cour africaine a demandé la suspension, les avocats de l’ex-allié du Président Alassane Ouattara ont dénoncé « Une tentative d’exécution politique ».
Selon le communiqué, les conseillers juridiques de Guillaume Soro, candidat déclaré à l’élection présidentielle d’octobre prochain, ont estimé que cette audience n’a qu’un seul objectif : rendre leur client inéligible. Martelant qu’ils n’assisteront pas au procès, ils ont précisé que la procédure viole toutes les règles de droit.
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Me Affoussy Bamba, contactée par le média français Rfi, a déclaré que cette audience doit être reportée, comme l’exige la cour africaine des droits de l’homme et des peuples, qui a rendu public un arrêt la semaine dernière en attendant de se prononcer sur le fond de dossier.
Cependant, les avocats de l’Etat ivoirien estiment que cette décision de la Cour Africaine n’est que provisoire et qu’elle n’empêche pas la tenue de l’audience, surtout que la Cour a donné trente jours aux autorités pour exécuter son arrêt. Selon eux, le procès du mardi 28 avril se tiendra sur les accusations portant détournements de fonds publics et blanchiment, portées contre Guillaume Soro.
L’ex-leader de la rébellion est également accusé par l’Etat ivoirien de tentative d’atteinte à l’autorité de l’état et fait depuis le 23 décembre 2019, l’objet d’un mandat d’arrêt international.

