En Tunisie, le Haut conseil judiciaire a interdit aux juges, mercredi 9 juin, d’occuper des postes politiques dans l’exécutif. Ce Conseil milite pour l’indépendance de la justice et son intégrité face aux disputes politiques qui s’éternisent.
Les juges tunisiens désormais interdits d’occuper des postes politiques. C’est la décision prise mercredi par le Haut conseil judiciaire qui a justifié la présente mesure à un constat lié à l’entrée en politique des juges. Cette résolution survient après le limogeage, mardi, du chef de l’Instance nationale de lutte contre la corruption, par le Premier ministre. Ce dernier a remplacé le juge Imed Boukhris, par un autre, Imed Ben Taleb à la tête de cette institution.
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Faut-il le rappeler, voici plusieurs années déjà que la nomination de juges à des postes politiques crée la controverse en Tunisie. Selon Monde Actuel, la justice y est accusée de corruption et de partialité et le lien de confiance avec la population est rompu alors que les réformes du secteur traînent.
Des nominations annulées
L’arrêt ainsi pris par le Haut Conseil judiciaire, n’exclut pas la possibilité que la nouvelle crise entre le président et son Premier ministre ait précipité la prise de cette décision. Pour les milieux politique et judiciaire tunisiens par exemple, cet arrêt annule toute nomination de juges à des postes politiques. De même, elle annule aussi la nomination, par le Premier ministre, de trois ministres-juges lors de son dernier remaniement. Ce qui aurait provoqué dans le rang des juges tunisiens, un mécontentement depuis l’annonce de la nouvelle.

