En prélude au 33e sommet de l’Union africaine (UA) qui aura lieu les 9 et 10 février à Addis-Abeba, en Éthiopie, les ministres des Affaires étrangères des 55 pays-membres de l’organisation continentale se retrouvent. Cette session du conseil exécutif doit se terminer ce 7 février au soir.
Dans la salle Nelson-Mandela, au siège de l’Union africaine (UA), à Addis-Abeba, en Éthiopie, l’ambiance est sereine, plutôt studieuse, ce 7 février. C’est du moins ce qu’on lit dans le rapport de l’envoyée spéciale de Rfi à Addis-Abeba, Carine Frenk.
L’urgence sécuritaire est le thème principal des débats. C’est pourquoi toute leur réflexion était centrée sur comment « Faire taire les armes ».
Faut-il le rappeler le 6 février, dans son discours d’ouverture, Moussa Faki Mahamat, le président de la commission de l’UA, a lancé un appel à la solidarité des pays africains notamment pour la crise au Sahel. Sous couvert d’anonymat, une autre personnalité africaine a regretté qu’à part les pays directement concernés, seul le Rwanda ait donné un million de dollars au G5 Sahel. Ces présidents dont les pays sont en situation d’insécurité alarmante en appellent donc à plus de solidarité de la part des autres pays africains.
Il est également question de la mise en œuvre progressive de la Zlecaf, la zone de libre-échange continentale.
Enfin, de source diplomatique, il serait possible qu’une rencontre ait lieu en marge du sommet, entre Muhammadu Buhari et ses voisins, à savoir le Bénin, le Niger et le Cameroun, sur la question de la fermeture des frontières. « Possible, mais pas confirmé », précise un diplomate.


