Les autorités libériennes ont promis vendredi leur pleine collaboration à la Côte d’Ivoire après l’attaque d’un camp militaire à Abidjan par des hommes armés, dont deux portaient des papiers d’identité libériens.
Le gouvernement libérien « condamne fermement tout acte perturbant la paix de ses voisins et de la région dans son ensemble » et promet collaborer avec la Côte d’Ivoire dans l’enquête sur l’attaque d’un camp militaire d’Abobo. « Le gouvernement réitère son engagement à s’assurer qu’aucun pouce de son territoire ne soit utilisé comme une base de lancement pour une rébellion« , a indiqué dans un communiqué le ministre libérien de l’Information, Ledgerhood Rennie.
A LIRE AUSSI: Côte d’Ivoire: un ex-chef de guerre condamné à la prison à perpétuité pour «crimes contre l’humanité»
« Les deux gouvernements se sont engagés à renforcer leur mécanisme conjoint de surveillance des frontières », selon la même source, précisant que le président libérien George Weah enverra prochainement une délégation en Côte d’Ivoire. La base militaire de N’dotré, dans le nord d’Abidjan, a été attaquée dans la nuit de mardi à mercredi par des hommes armés non identifiés, dont trois ont été tués. Un passeport et un permis de conduire du Liberia ont été retrouvés sur deux des assaillants tués, selon des sources de sécurité.
A LIRE AUSSI: Côte d’Ivoire : 4 bandits interpellés et un abattu par la police
La base militaire de N’dotré abrite le deuxième bataillon projetable des forces armées ivoiriennes, qui intervient pour le compte des forces de l’ONU. Cet assaut mystérieux est survenu trois semaines après une double attaque meurtrière contre les forces de l’ordre dans le nord de la Côte d’Ivoire, frontalier du Burkina Faso, en proie à de nombreuses attaques jihadistes.

