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Bénin – Affaire Madougou: accusé de violation des droits humains, le Procureur de la Criet réagit

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Le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), Mario Métonou accusé de violation des droits humains, dans le cadre de l’incarcération de l’opposante Reckya Madougou, s’est défendu. A travers une correspondance adressée mardi 18 mai à la Cour constitutionnelle, il a dit ne pas reconnaître les faits qui lui sont reprochés.

 

Mario Mètonou se défend contre les accusations du Sieur Alain Diogo. Ce dernier pour rappel, avait adressé aux sages de la cour constitutionnelle, une requête dans laquelle, il a accusé le Procureur de la Criet d’avoir infligé des traitements inhumains à Reckya Madougou. Une accusation qui a fait réagir le mis en cause interpellé par l’institution dans le cadre de l’instruction du dossier.

Dame Reckyatou Madougou et ses co-accusés ont bénéficié d’une procédure en tout conforme à la loi pénale d’une part et à la constitution d’autre part.

Mario Mètonou

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Dans une adresse à l’institution présidée par le Professeur Joseph Djogbénou, le Procureur Mario Mètonou estime ne pas reconnaître l’existence de traitements inhumains infligés à la candidate recalée du parti Les Démocrates, Reckya Madougou. Il ajoute en effet, que la procédure, qui a conduit à l’interpellation et à la détention de l’opposante, est conforme à la loi. Il cite d’ailleurs en illustration, les articles 59, 61, 62, et 63 du code de procédure pénale qui ont guidé l’instruction du dossier, avant d’ajouter que l’ancienne ministre et ses co-accusés n’ont fait l’objet d’aucun abus venant de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme.

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«Respect strict des droits de la défense»

Dans sa correspondance, Mario Mètonou précise que Reckya Madougou a eu droit à la présence constante d’un collège d’avocats et au respect strict des droits de la défense, au cours de l’enquête menée devant le procureur spécial et la commission d’instruction et la chambre des libertés. Il ajoute plus loin que la décision du juge des libertés de placer l’opposante en détention provisoire est proportionnée et limitée aux strictes nécessités de faire avancer l’information dans les conditions sereines.

Sauf une éventuelle réaction complémentaire du requérant Alain Diogo, la Cour constitutionnelle va certainement procéder à l’examen des éléments de défense du procureur spécial et donner sa décision.

 

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