Le gouvernement béninois a donné sa position au sujet des nombreux appels à l’évacuation sanitaire de l’opposition Reckya Madougou placée sous mandat de dépot à la prison civile de Missérété. A l’issue du conseil des ministres de ce mercredi 05 mai, Alain Orounla le ministre porte-parole a fait référence au protocole appliqué dans ces cas de figure.
Après avoir annoncé Reckya Madougou dans un état de santé dégradé, ses avocats ont demandé aux autorités béninoises son évacuation sanitaire. Un appel auquel, le gouvernement par la voix de son porte-parole a apporté une réponse. En effet, à l’issue du conseil des ministres de ce mercredi 05 mai, Alain Orounla qui était face à la presse, a indiqué qu’il y a un protocole à suivre dans ces circonstances.
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Selon lui, “lorsque l’état de santé -et cela arrive bien souvent – d’un détenu se dégrade, ceci est constaté et attesté par le certificat d’un médécin assermenté (ndlr) ». Alain Orounla demande ainsi aux avocats de l’opposante béninoise, de faire constater dans les règles de l’art, l’état de dégradation de la santé de leur cliente.
Le gouvernement reste serein et fait confiance aux services judiciaires et pénitentiaires pour examiner avec rigueur, amis aussi avec bienveillance, toute demande qui serait appuyée et étayée par une pièce…
Alain Orounla
Pour le ministre porte-parole du gouvernement béninois, l’évacuation sanitaire d’un détenu répond à une protocole qui a toujours été appliqué en maison pénitentiaire. “Il existe un protocole qui a toujours été appliqué par les autorités judiciaires et pénitentiaires dans notre pays”, a-t-il rappelé. Et il ajoute dans le cas où, il devient nécessaire de procéder à une évacuation après qu’un médecin assermenté l’ait recommandé “il est donné une suite favorable”.
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Candidate recalée du parti “Les Démocrates” à l’élection présidentielle du 11 avril dernier, Reckya Madougou a été arrêtée sur le pont de Porto Novo alors qu’elle revenait d’une activité politique. Après son audition par le procureur spécial de la cour de répression économique et du terrorisme (Criet), elle a été déposée à la prison civile de Missérété. Et pour raison, elle est accusée d’actes de «financement du terrorisme» et de «planification d’assassinats de personnalités politiques».

