ActualitésBeninSociété

Bénin: après le vote de la loi sur l’avortement, voici ce que demande l’Eglise catholique

Après l’adoption de la loi n° 2021-12 relative à la modification de la loi N° 2003-04 du 03 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction, légalisant l’avortement au Bénin, l’Eglise catholique a fait une importante doléance. 

 

Après son appel visant à ne pas faire aboutir l’adoption de la loi sur l’avortement au Bénin, la Conférence épiscopale a invité ses fidèles à une journée de jeûne et de prières. L’Eglise catholique a demandé aux croyants des autres confessions religieuses et les personnes de bonne volonté à observer une journée de prière et de jeûne, le vendredi 29 octobre 2021. L’organisation avait déjà manifesté son opposition face à cette loi qu’elle a qualifiée de contraire à la volonté divine.

SUIVRE : [Carré Politique]: décryptage de la loi sur la légalisation de l’avortement et les démissions au sein des partis (vidéo)

Un acte inhumain…

Ce que l’Eglise catholique a réitéré à nouveau dans son communiqué publié après son adoption à l’unanimité des députés présents jeudi 21 octobre dernier à l’Assemblée Nationale.  « La vie est sacrée. Et seul Dieu est maître de la vie et peut en disposer », lit-on dans le communiqué du clergé. Par la meme occasion, l’Eglise catholique a exprimé « son profond regret et sa grande déception en réaffirmant que l’avortement est un acte inhumain qui détruit la vie du fœtus et celle de la mère à plusieurs égards en raison de ses multiples conséquences physiologiques, psychologiques, spirituelles et mystiques ».

LIRE AUSSI: Bénin: le parlement adopte la loi sur la légalisation de l’avortement

Près de 200 décès annuels des suites d’un avortement compliqué

Le gouvernement béninois qui faut-il le rappeler a initié cette loi en a exposé les motivations. Selon Benjamin Hounkpatin le ministre de la santé, près de 200 femmes décèdent par an au Bénin des suites d’un avortement clandestin. « Cette mesure vient soulager les peines de nombreuses femmes qui, face à la détresse d’une grossesse non désirée, se trouvent obligées de mettre leur vie en jeu par des pratiques d’interruption de grossesse dans des conditions non sécurisées », a déclaré le ministre béninois de la Santé, Benjamin Hounkpatin, lors d’un point presse à Cotonou.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
English English Français Français

Adblock détecté

Veuillez désactiver votre bloqueur de publicités pour continuer à lire l'article. Nous utilisons les publicités pour avoir quelques revenus et continuer à vous servir la meilleure de l'information. Merci