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Burkina Faso: face à la situation sécuritaire, la société civile menace d’appeler à la désobéissance civile

La situation sécuritaire au Burkina continue de faire réagir les acteurs de la vie sociopolitique du pays. Après le chef de file de l’opposition qui a menacé d’appeler les populations à manifester pour demander la démission du président Roch Marc Christian Kaboré si la situation sécuritaire ne s’améliorait pas, c’est au tour de la société civile de faire planer un appel à la désobéissance civile.

 

C’est en réalité, une centaine d’organisations de la société civile qui est montée au créneau et qui a menacé d’appeler à la désobéissance civile. Selon l’information rapportée par RFI, ces organisations ont indiqué que le Burkina Faso s’effondre sous le diktat des groupes armés terroristes. Réunies au sein du « Mouvement populaire sauvons le Burkina Faso », ces organisations de la société civile dénoncent l’abandon d’une partie des populations sous le diktat des groupes armés terroristes.

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A en croire leurs propos, rapportés par le média français, des écoles sont fermées, plus d’un million et demie de personnes se sont vues contraintes de se déplacer, les forces de défense et de sécurité sont débordées par la situation. Ce qui inquiète notamment, Marcel Tankoano, le président du directoire du « Mouvement populaire sauvons le Burkina Faso ». Selon lui, « Ceux qui nous défendent aujourd’hui sont totalement débordés par les ennemis, par ceux qui nous attaquent, les terroristes. Vous des communes où il n’y a plus de maires ou de préfets et les populations sont laissées à elles-mêmes. Comment ces dernières vont se débrouiller ? Est-on véritablement dans un État de droit ? »

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La menace d’un appel à la désobéissance civile

Face à ce « drame », le « Mouvement populaire sauvons le Burkina Faso », n’entend pas croiser les bras. Marcel Tankoano et ses compagnons notamment du M21, le CAR et bien d’autres organisations qui avaient participé à l’insurrection populaire d’octobre 2014, ont fait une menace à l’endroit du président Roch Marc Christian Kaboré. Contrairement aux partis de l’opposition qui lancent un ultimatum d’un mois au président burkinabé, ce « Mouvement populaire sauvons le Burkina Faso » ne donne aucun délai pour son appel à manifester suite à la dégradation de la situation sécuritaire.

Taïrou Cissé

Journaliste, Correspondant Africaxó au Sénégal.

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