Plusieurs personnes, victimes de la crise post-électorale de 2011 en Côte d’Ivoire, ont manifesté lundi 10 mai, devant le Palais de Justice ďAbidjan. Elles ont exigé l’arrestation de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé dès leur retour dans le pays.
Bien qu’ils aient été acquittés par la Cour Pénale Internationale, l’ancien président ivoirien et son ministre à nouveau visés par les victimes des violences de 2011. Alors que les tractations sont en cours pour le retour en Côte d’Ivoire, ces personnes ont dénoncé à travers une manifestation lundi, les discussions engagées par les autorités ivoiriennes. En effet, elles exigent l’arrestation de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé dès leur arrivée.
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Selon Issiaka Diaby, le président du Collectif des victimes de la crise post-électorale, il n’est pas question que les deux hommes bénéficient ďune grâce ou ďune amnistie. « Il faut les arrêter parce qu’une décision du juge dans un État de droit s’exécute. Si vous n’êtes pas d’accord avec la décision, vous avez des voies de recours, comme le procureur l’a fait dans l’affaire Laurent Gbagbo. Maintenant, on a épuisé toutes les voies de recours, même si la décision ne satisfait pas les victimes : vu qu’elles se sont engagées dedans, elles sont obligées de l’accepter. C’est la même chose ici : il y a une décision de justice qui a été rendue à l’encontre de Laurent Gbagbo, il faut qu’elle s’applique. », a-t-il déclaré.
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Pas de réconciliation sans justice
Les victimes de la crise post-électorale de 2011 réclament la justice avant toute réconciliation. A en croire le président de leur collectif, il ne peut y avoir de réconciliation nationale sans justice, après les nombreuses pertes en vies humaines enregistrées. « Depuis 2001, il y a eu plusieurs séquences de réconciliation de dialogue politique, de rencontre entre les hommes politiques. Ces faits n’ont pas porté la réconciliation, au contraire, ça a été un facteur de promotion des auteurs de crimes et de l’impunité. », a-t-il déclaré.

