Par Loan Tamimon
La Cour d’Appel de Paris a condamné Teodorin Obiang, le vice-président de la Guinée équatoriale à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d’euros d’amende pour avoir utilisé les fonds publics de son pays pour financer son train de vie somptueux.
L’étau se resserre autour du Vice-président de la Guinée équatoriale depuis sa première condamnation en 2017 pour détournement de fonds publics. La procédure engagée contre Obiang par le groupe de campagne anti-corruption Transparency International et une organisation non gouvernementale similaire, appelée Sherpa vient de connaitre son verdict. Ce lundi 10 février 2020, la Cour d’Appel de Paris a condamné Teodorin Obiang à trois (03) ans de prison avec sursis et trente (30) millions d’euros.
Les faits
Entre 2000 et 2011, M. Teodorin Obiang a acquis un ensemble d’actifs et de propriétés de luxe en France, dont l’hôtel particulier à l’avenue Foch, d’une valeur estimée à plusieurs dizaines de millions d’euros. Il avait été condamné par une juridiction de Paris après l’ouverture du procès contre lui. Le fils du dirigeant guinéen avait nié toutes les accusations, affirmant que sa richesse provient de sources légitimes.
A l’époque, il avait également en sa possession 18 voitures de luxe, des œuvres d’art, des bijoux et des vêtements de créateurs. Afrikmag rapporte qu’«en 2016, les procureurs suisses ont saisi 11 voitures de luxe appartenant à celui-ci».
Le média aussi ajouté que «l’année dernière, ces voitures ont été vendues aux enchères pour environ 25 millions d’euros dont nviron 23 millions d’euros seront consacrés à des projets sociaux en Guinée équatoriale, une ancienne colonie espagnole où la pauvreté sévit sur un accord avec les procureurs».
Les juges de la Cour d’Appel ont confirmé que Teodorin Obiang avait pillé les richesses pétrolières de son pays pour s’acheter des produits de luxe, notamment un jet privé et des souvenirs de Michael Jackson.



