Depuis le Vatican, le pape François a souhaité ce mercredi 19 août 2020, que les futurs vaccins contre le coronavirus ne soient pas destinés prioritairement « aux plus riches », alors que la pandémie a déjà fait « augmenter » les inégalités dans le monde.
Rendre l’accès universel au futur vaccin anti-covid, c’est l’appel lancé ce mercredi par le pape François aux différentes puissances, firmes pharmaceutiques et laboratoires de productions desdits vaccins. Le Pape estime qu’il « serait triste que le vaccin contre le Covid-19 soit donné en priorité aux plus riches ».
« Comme il serait triste qu’il devienne la priorité d’une nation et qu’il ne soit pas destiné à tous », a estimé le pape argentin. « Et quel scandale cela serait si toute l’aide économique déployée – en majeure partie de l’argent public – servait à sauver des industries qui ne contribuent pas à l’inclusion des personnes exclues, au bien commun et à la préservation de la Création », a-t-il ajouté.
Le Pape a regretté les inégalités créées par la pandémie du coronavirus dans le monde. « La pandémie a mis en lumière la difficile situation des pauvres et la grande inégalité qui règne dans le monde. Et le virus, tout en ne faisant aucune exception entre les personnes, a rencontré sur son chemin dévastateur de grandes inégalités et discriminations. Et les a fait croître », a-t-il insisté.
A l’en croire, la bataille actuelle doit donc être livrée sur deux fronts. « D’une part, il est essentiel de trouver le remède à un virus minuscule mais terrible qui met le monde entier à genoux. D’autre part, nous devons guérir un grand virus, celui de l’injustice sociale, de l’inégalité des chances, de la marginalisation, du manque de protection des plus faibles », a-t-il souligné.
Plusieurs vaccins sont actuellement en phase de tests dans le monde contre la maladie qui a fait au moins 774.832 morts dans le monde depuis son apparition fin décembre. L’Organisation mondiale pour la santé (OMS) a plaidé en faveur d’un large accès. « Nous devons prévenir le nationalisme vaccinal », a déclaré mardi le directeur général de l’OMS, l’éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus.

