ActualitésBeninEconomie

Bénin: Jean-Baptiste Élias dénonce une régression de la lutte contre la corruption sous Talon

Le président du Front des organisations nationales contre la corruption (Fonac), s’est prononcé sur la lutte contre la corruption au Bénin sous le régime de la rupture. Dans une émission mardi 13 juillet, Jean-Baptiste Elias a noté une inefficacité des mécanismes mis en place pour faire reculer le fléau.

 

La lutte contre la corruption n’a pas connu autant de progrès sous Patrice Talon contrairement à ce qu’il a pensé. C’est ce que Jean-Baptiste Élias a indiqué mardi sur Sikka Tv. A cette occasion, l’ancien président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC) s’est appuyé sur des chiffres notamment les positions antérieures occupées par le Bénin, de par le passé en terme de lutte contre la corruption sur le plan sous régional, pour justifier ce qu’il considère comme une régression.

LIRE AUSSI: Bénin : Pascal Koupaki à la tête de l’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption

«Un laisser-aller au niveau de certaines personnalités…»

Selon lui, le Bénin occupait par exemple en 2016 à l’avènement du régime de la rupture, la 95è place sur 180 pays. En 2017, le pays a fait des efforts et s’est hissé au 85è rang. Une place qu’il a maintenue en 2018 et ceci devant plusieurs autres pays autrefois connus pour leur lutte visiblement implacable contre le phénomène. Toujours sur la même lancée, les classements le positionnent au 80è en 2019 et dès lors, déplore Jean-Baptiste Elias, le Bénin ne fait que dégringoler dans le classement. Car précise le président du Fonac, le pays dirigé par Patrice Talon a perdu trois places et s’est retrouvé 83è.

LIRE AUSSI: Bénin – Affaire ANaTT: plus d’une dizaine de cadres présentés ce mercredi à la Criet

Les causes…

A ce niveau l’invité de la chaîne de télévision béninoise a fait remarquer que les résultats ainsi énumérés évoluent en dents de scie. Et pour lui, c’est la résultante du non-respect des textes concernant le code des marchés publics, les détournements de deniers publics et le « laisser-aller au niveau d’un certain nombre de personnalités qui doivent pouvoir respecter un certain nombre de textes ».

A noter que depuis ces derniers jours, différents cas de détournements de deniers publics ont été révélés grâce à des audits commandités par l’Etat béninois. On note entre autres, le dossier relatif à l’Agence Nationale des Transports Terrestres (ANaTT) où plus de 13 milliards ont été détournés sur la période allant de 2016 à 2020; ce qui correspond au premier mandat du Président Patrice Talon.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
English English Français Français

Adblock détecté

Veuillez désactiver votre bloqueur de publicités pour continuer à lire l'article. Nous utilisons les publicités pour avoir quelques revenus et continuer à vous servir la meilleure de l'information. Merci